Contrat de capitalisation : valorisez la trésorerie de votre entreprise


Votre holding ou société patrimoniale dispose de liquidités à investir sur plusieurs années ? Le contrat de capitalisation peut permettre de diversifier ces capitaux sur différents supports financiers, sous réserve de l’éligibilité de votre structure.
FIMEO accompagne les dirigeants et les sociétés patrimoniales dans la recherche de solutions adaptées à leurs objectifs de placement, à leurs besoins de liquidité et à leur fiscalité.

Le contrat de capitalisation est une enveloppe financière permettant à une personne morale éligible de placer une partie de sa trésorerie sur différents supports d’investissement.
Selon le contrat, il peut notamment donner accès :
Aux fonds en euros, qui offrent des garanties définies contractuellement.
Aux fonds obligataires, permettant d’investir sur les marchés de taux.
Aux unités de compte, donnant accès à différentes classes d’actifs, avec un risque de perte en capital.
À d’autres supports de diversification, selon l’offre de l’assureur.
L’objectif est de rechercher une valorisation de la trésorerie disponible en tenant compte du niveau de risque accepté et de l’horizon de placement.
Lorsqu’une société dispose de liquidités qui ne sont pas nécessaires à son fonctionnement quotidien, elle peut envisager de les investir afin de rechercher un rendement.
Le contrat de capitalisation permet, selon les supports accessibles, de répartir les investissements entre différentes classes d’actifs pour éviter de concentrer l’ensemble de la trésorerie sur une seule solution.
L’allocation peut évoluer selon la situation financière de l’entreprise, ses projets futurs et son horizon de placement, sous réserve des conditions du contrat.
Les contrats souscrits par des sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés bénéficient d’un traitement fiscal particulier, qui doit être étudié en amont et intégré à la gestion comptable de l’entreprise.
Le contrat de capitalisation n’est pas nécessairement un placement sans risque.
Les principaux points de vigilance sont :
Il ne doit pas se substituer à la trésorerie nécessaire au fonctionnement de l’entreprise.
Les liquidités destinées aux charges courantes, aux investissements prochains ou à la constitution d’une réserve de sécurité doivent faire l’objet d’une gestion adaptée à leur disponibilité nécessaire.
La fiscalité d’un contrat de capitalisation détenu par une société soumise à l’impôt sur les sociétés diffère de celle applicable aux particuliers.
En principe, le contrat fait l’objet d’une imposition annuelle sur une base forfaitaire, même lorsqu’aucun retrait n’est effectué.
Cette base est notamment calculée selon un mécanisme actuariel faisant intervenir 105 % du taux moyen des emprunts d’État (TME) connu lors de la souscription, dans les conditions prévues par la réglementation.
Lors d’un rachat ou du dénouement, une régularisation fiscale est réalisée en tenant compte des résultats du contrat et des montants déjà pris en compte fiscalement.
Ce mécanisme doit être analysé avec l’expert-comptable de la société afin de mesurer son incidence réelle.
Le traitement fiscal est différent pour les structures relevant de l’impôt sur le revenu.

Une SAS ou une SARL peut-elle souscrire un contrat de capitalisation ?
Pas automatiquement. Les sociétés exerçant une activité commerciale, industrielle ou artisanale sont soumises à des restrictions de souscription. Chaque situation doit être examinée avant d’envisager cette solution.
Peut-on récupérer les fonds placés ?
Des rachats peuvent être possibles selon les conditions contractuelles. Les délais, les frais éventuels et les conséquences d’une sortie anticipée doivent être étudiés.
Le capital est-il garanti ?
Pas dans tous les cas. Les garanties éventuelles dépendent des supports et des conditions du contrat. Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Le contrat de capitalisation est-il plus intéressant qu’un compte à terme ?
Cela dépend de l’horizon de placement, du rendement recherché, du niveau de risque accepté, de la disponibilité des fonds et de la fiscalité de la société. Les deux solutions doivent être comparées avant de prendre une décision.